TERUTI LUCAS

Enquête annuelle réalisée par les services statistiques du ministère en charge de l’agriculture ayant pour objectif de suivre l’évolution de l’occupation et de l’usage des sols sur tout le territoire national.

Informations générales

Intitulé, objectif

Nom : TERUTI LUCAS

Description

Il s’agit d’une enquête annuelle réalisée par les services statistiques du ministère en charge de l’agriculture ayant pour objectif de suivre l’évolution de l’occupation et de l’usage des sols sur tout le territoire national.
Elle consiste à observer un ensemble de points représentatifs, puis extrapoler statistiquement les résultats à l’échelle départementale, régionale et nationale (les données d’enquête, soumises au secret statistiques, ne sont pas diffusées).
La première enquête TERUTI a été réalisée en 1982 et reconduite jusqu’en 2004, avec un renouvellement de l’échantillon en 1991.
En 2005, l’enquête a été adaptée à l’enquête européenne LUCAS via un nouveau renouvellement de l’échantillon, pour devenir TERUTI –LUCAS.

Trois séries historiques sont disponibles : 1982-1990, 1992-2003 et 2006-2015.

Producteur

Services statistiques du Ministère en charge de l’agriculture (Service de la Statistique et de la Prospective [SSP], Services Régionaux de l’information Statistique et Economique [SRISE])

Méthodologie de production

Tout le territoire national, à l’exception de la Guyane hors bande côtière et de Mayotte (superficie trop faible par rapport à la méthode), est couvert par un maillage régulier de points d’observation.
Ces points sont des cercles d’un diamètre de 3m (cas général) à 40m (occupations hétérogènes) espacés de 300m et regroupés en segments.
On compte 309 000 points regroupés en 31 100 segments en métropole.

Echantillonnage enquête Teruti-Lucas
Echantillonnage enquête Teruti-Lucas (Source ESCO 2017)

 

La méthode consiste pour chaque campagne, à :

  • préciser l’occupation et l’usage des sols de chacun de ces points :
    • des enquêteurs se déplacent sur chaque point et observent, à l’aide d’un questionnaire comportant 3 parties :
      • les conditions d’enquête (fenêtre d’observation, direction observée, distance de l’enquêteur),
      • l’occupation (nomenclature en 4 niveaux / 88 postes) et l’usage (nomenclature en 2 niveaux et 38 postes) des sols,
      • des informations contextuelles au-delà du point d’observation (fenêtre élargie) : coupe rase, plantation,…
    • depuis 2012, le registre parcellaire graphique (RPG), issus des déclarations de surface des agriculteurs dans le cadre de la politique agricole commune, est utilisé pour renseigner l’occupation du sol des points en milieu agricole ;
    • des points situés en altitude, en zone inaccessible ou interdite peuvent être observés par photo-interprétation.
  • agréger à la maille départementale, puis régionale et nationale, les informations ainsi récoltées. En moyenne chaque point observé en métropole représente une superficie de l’ordre de 180 ha (40 ha outre-mer).

A noter : depuis 2017, la méthode a été modifiée afin de faciliter le croisement des données avec des couches géographiques et administratives hétérogènes, et limiter certains artefacts (auto corrélation spatiale) :

  • la grille de points, issue de la grille européenne Inspire est plus dense (pas de 250m, 7 millions de points en métropole) et constituée à 96% à partir de couches géographiques et administratives (BD IGN, RPG, fichiers fonciers…) ;
  • l’enquête devient triennale : observation annuelle sur un échantillon de 70 000 points, et production des résultats à l’échelle départementale tous les 3 ans en cumulant les résultats afin d’améliorer la précision (échantillon total de 210 000 points, donc). Des résultats annuels seront produits au niveau national ;
  • le premier millésime portant sur la période 2017/2019 sera disponible en 2020 ;
  • une nouvelle rupture de série est donc à prendre en considération suite à cette refonte méthodologique.

Pour chaque classe de nomenclature, le résultat est exprimé en surface (ha) et accompagné de la valeur du demi intervalle de confiance associé (« la vraie valeur de la surface a 95 chances sur 100 de se situer dans un intervalle centré sur la valeur estimée plus ou moins le demi intervalle de confiance »).

Propriété

Ministère en charge de l’agriculture, services statistiques.

Accessibilité des données

Données agrégées sous forme de tableaux à l’échelle départementale, régionale et nationale selon des nomenclatures synthétiques en 3 à 16 postes disponibles sur le site du Ministère en charge de l’agriculture (et sur Agreste).

Qualification rapide de la base

Résolution spatiale

Maille départementale, puis agrégation à l’échelle régionale et nationale.

Couverture nationale

France entière hors Mayotte et la forêt Guyanaise (zone côtière couverte).

Historique

Trois séries annuelles sont disponibles :

  • 1982-1990
  • 1992-2003
  • 2006-2015

A noter :

  • les années 1991, 2004 et 2005 portent sur des demi échantillons (donc non comparables aux autres années) ;
  • l’enquête n’a pas été réalisée en 2011 (intégration du RPG).

Mise à jour

La mise à jour est annuelle depuis 1982 à de rares exceptions près (cf. millésimes disponibles).
Depuis 2017, la mise à jour à l’échelle départementale et régionale est devenue tri annuelle.

Fraîcheur : La donnée, millésimée, repose sur une enquête terrain annuelle.

Précision sur la mesure de l’artificialisation

Nomenclature pour l'occupation du sol

Il existe plusieurs nomenclatures :

  • les nomenclatures utilisées durant l’enquête annuelle,
    • occupation du sol : 4 niveaux et 88 postes
    • usage du sol : 2 niveaux et 38 postes
  • la nomenclature de synthèse opérationnelle combinant occupation et usage des sols : 3 niveaux (3, 10 et 50 postes)
Teruti Lucas - Nomenclature d'occupation du sol
Nomenclature de synthèse opérationnelle (Source Teruti-Lucas http://agreste.agriculture.gouv.fr/IMG/pdf/teruti2015nomenclaturebsva.pdf)

 

Contributions à la connaissance de l’artificialisation

Depuis 1982, l’enquête Teruti, puis Teruti-Lucas rend compte de l’occupation et de l’usage des sols. Si les ruptures dues aux évolutions méthodologiques ne permettent pas de comparer directement les résultats hors des séries (1982-1990, 1992-2003, 2006-2015), ces données constituent de solides indicateurs contribuant à la connaissance de l’artificialisation du territoire.

Les services du ministère en charge de l’agriculture publient régulièrement des analyses : voici des exemples ci-dessous (source Agreste / Graphagri 2017

Exemple d'analyse avec Teruti Lucas

 

Exemple d'analyse avec Teruti Lucas

 

Usages par rapport au Plan biodiversité

Mise en place d’indicateurs pour mesurer la consommation des espaces, l’étalement urbain et les échanges entres classes d’occupation des sols.

Données complémentaires

OCS GE, fichiers fonciers, RPG, autres bases de données vecteurs de l’IGN

Limites et pistes d’évolution

Limites

  • information non géolocalisée (échelle départementale au mieux) ;
  • ruptures méthodologiques limitant les périodes d’analyse relativement au séries de données disponibles.

Possibilité d’évolution de méthodes

Méthode en cours d’évolution – maillage du territoire plus dense (7 millions de points au lieu de 309 000 en métropole). En attente de diffusion (2020) de la nouvelle série ainsi produite sur la période 2017-2019.

Pour aller plus loin